Je m’appelle Walid Ben Brahim.
Je suis dirigeant dans le secteur de la santé et, depuis quelques années, je passe une partie assez importante de mon temps à essayer de comprendre ce que l’intelligence artificielle va changer dans nos organisations.
Pas seulement dans cinq ou dix ans. Maintenant.
Je ne suis ni ingénieur, ni développeur, ni chercheur en intelligence artificielle. Et c’est justement le point de départ de WalidIA.
J’ai commencé comme beaucoup de monde
En testant ChatGPT.
D’abord assez simplement : écrire un texte, résumer un document, chercher une information.
Puis les usages ont commencé à devenir plus intéressants. J’ai utilisé l’IA pour préparer des réunions, analyser des documents complexes, challenger un raisonnement, travailler sur une décision ou explorer un sujet que je connaissais mal.
Progressivement, elle a commencé à prendre une place dans ma façon de travailler. Avec des résultats parfois assez impressionnants. Et parfois franchement médiocres.
C’est cette expérience que j’ai envie de partager ici.
Je regarde l’IA avec mes questions de dirigeant
Je ne cherche pas particulièrement à savoir quel modèle gagne trois points sur le dernier benchmark.
Ce qui m’intéresse, c’est ce que ces outils permettent réellement de faire.
Est-ce que je peux mieux préparer une décision ? Est-ce que je peux éviter à quelqu’un de passer trois heures à produire une note que nous pourrions obtenir autrement ? Qu’est-ce qui doit absolument rester vérifié par un humain ? Que peut-on laisser faire à une IA ? Quelles règles faut-il poser dans une organisation ? Et comment faire tout cela sans transformer chaque expérimentation en projet informatique de dix-huit mois ?
Ce sont ces questions-là que je me pose dans mon propre travail.
De mon usage à l’organisation
J’ai commencé à utiliser l’IA pour gagner du temps dans mon propre travail.
C’est probablement ainsi que beaucoup d’entre nous commencent.
On rédige plus vite. On résume un document. On prépare une réunion. On analyse un tableau. Et les gains peuvent déjà être importants.
Mais je crois que le sujet le plus intéressant commence après.
Si une tâche qui prenait trois heures peut être réalisée différemment, faut-il simplement récupérer ces trois heures ?
Ou faut-il se demander pourquoi le travail était organisé ainsi ?
Qui doit désormais produire ? Qui doit vérifier ? Où avons-nous encore besoin d’expertise ? Où se situe la valeur ajoutée humaine ? Et que faisons-nous du temps ainsi libéré ?
À ce moment-là, l’IA n’est plus seulement un outil individuel.
Elle devient un sujet de transformation de l’organisation.
C’est cette deuxième étape qui m’intéresse particulièrement comme dirigeant.
Dans la santé, nous consacrons énormément de temps à chercher de l’information, produire des documents, alimenter des tableaux, préparer des réunions ou faire circuler de l’information.
L’enjeu n’est donc pas simplement de faire la même chose plus vite grâce à l’IA.
Il est peut-être, progressivement, de repenser certaines façons de travailler.
Avec une question assez simple au bout : si nous arrivons à consacrer moins de temps aux tâches qui peuvent être automatisées ou profondément simplifiées, où voulons-nous remettre ce temps et cette énergie ?
Dans nos organisations de santé, j’aimerais que ce soit vers ce qui nécessite réellement des femmes et des hommes : les décisions difficiles, le management, les équipes et, finalement, le service rendu aux patients.
Pourquoi cette lettre ?
Parce que j’apprends beaucoup plus en essayant qu’en lisant des présentations sur l’intelligence artificielle.
WalidIA est donc volontairement une lettre d’expérience.
Quand je découvre une manière de travailler qui me paraît utile, je la partage. Quand quelque chose ne fonctionne pas, cela peut aussi mériter d’être raconté. Et lorsqu’une évolution de l’IA me semble suffisamment importante pour changer quelque chose dans notre métier de dirigeant, j’essaie de la décrypter simplement.
Pas de mode d’emploi définitif. Je n’en ai pas.
Simplement les observations d’un dirigeant qui expérimente, et qui les partage avec d’autres dirigeants.
— Walid
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Une façon concrète d’utiliser l’IA dans son travail de dirigeant. Je pars autant que possible de quelque chose que j’ai réellement testé.
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Un sujet qui mérite de prendre un peu de recul : évolution des modèles, agents, sécurité, organisation du travail, gouvernance… L’objectif reste le même : comprendre ce que cela change concrètement pour nous.
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